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Les chansons qui puent !Par Collectif Vamos :: 26/03/2009 à 23:41 :: On se bouge
Un peu tard pour réagir à notre manière puisque c'est prévu pour la semaine prochaine. Déprogrammez Cuizinier!
A l'attention du recteur de l'UCL
Par cette présente pétition, nous vous demandons tous de faire en sorte que le concert de « Cuizinier » soit retiré de la programmation du Welcome Spring Festival 2009 ou, du moins, de dénoncer publiquement la présence de cet individu sur le site de l’Université catholique de Louvain le 1er avril prochain.
« Cuizinier » est un pseudo-chanteur collaborant avec le groupe de rap TTC. Ensemble, ils sont notamment les auteurs d’un texte intitulé « Sale pute » dont nous ne pouvons cautionner les paroles (entres autres : « Pendant que tu suces ma bite/ Ton trou du cul s'élargit/ C'est la vie !/Rien à foutre de tes règles ! » ou « Donc suce ma bite jusqu'à ce que ça te fasse un trou derrière la tête/ J'te baise avec une canette comme en 99 avec une baguette » ou encore « Ne m'en veux pas si au dernier moment je confonds séance de maquillage et éjaculation faciale/ J'ai mis ma cagoule en cuir/ Attends-toi au pire/ Fais ta prière).
Nous estimons que Cuizinier et TTC incitent à la violence et au mépris de la femme. Nous estimons que leur mauvais goût offense l’institution universitaire qui a toujours encouragé à la culture, à l’intelligence et à l’éducation. Nous estimons qu’un tel individu n’a pas sa place sur le site de l’UCL au sein d’un événement culturel aussi important et apprécié que le Welcome Spring Festival.
Un individu tel que Cuizinier est une insulte vivante à la culture et à l’humanité. Les messages qu’il véhicule sont en outre dangereux et inadmissibles.
Vous devez empêcher, avec nous, que s’installe la barbarie dans cet endroit qui l’a toujours dénoncée : l’université.
Gunter Grass a écrit « Nous sommes tous les témoins passifs d’une barbarie sans cesse renouvelée ». Nous désirons sortir de cette passivité criminelle. Robert Heinlein a écrit : « Ne sous-estimez jamais le pouvoir de la stupidité humaine. » Et, en effet, nous craignons le pire.
A signer ici: http://4069.lapetition.be/ Continuez à déprogrammer Orelsan!
Vous aimez la musique, les festivals, comme le célèbre Printemps de Bourges, en France...?
De sympathiques extraits de sa chanson joliment intitulée "Sale Pute":
Ici un article de Têtu sur les propos homophobes du rappeur (si même Têtu s'y met...):
Si vous vous sentez concerné-e-s et que vous avez le courage, vous pouvez bombarder de mails contact@printemps-bourges.com
" J'ai appris que vous invitiez le rappeur Orelsan lors du prochain Printemps de Bourges. Comment pouvez-vous relayer la parole de quelqu'un qui encourage à la violence envers les femmes? Des femmes meurent (a)battues par leurs conjoint chaque jour. Il y a plusieurs années, le chanteur du groupe Noir Désir avait également frappé sa compagne à mort, et pourtant des "artistes" qui propagent ce genre de discours restent médiatisés, respectés, encouragés, leurs paroles réduites à des "plaisanteries", du "second degré", leurs actes, quand ils passent à l'acte, à de la "passion", ou des actes de "souffrance". Bref, on pardonne, et on passe l'éponge. La violence envers les femmes n'est pas un sujet à prendre à la légère, cet appel à la haine contribue aux dangers bien trop réels qui pèsent sur la tête des femmes, tous les jours. Alors que les violences conjugales constituent la première cause mortalité des femmes entre 18 et 45 ans en France (oui, même à Bourges), nous n'accepterons pas d'entendre des agresseurs, ou des gens qui les encouragent appeler à la violence envers nous sans réagir! Les propos homophobes d'Orelsan sont également excusés par sa maison de production. Nous, femmes, lesbiennes, gays, n'irons pas au Printemps de Bourges, et appellerons à son boycott tant que vous vous ferez le soutien de ces appels à la haine, machistes, homophobes, violents, mortellement dangereux."
Contre la vague insidieuse du machisme rampant: Vamos dans les rues et sur la toile!
Et faites tourner! Orelsan déprogrammé du Bota !Par Collectif Vamos :: 26/03/2009 à 22:49 :: Revue de presse
Publié par L'Avenir, Le Jour, Le Courrier et sur www.actu24.be le 26 mars 2009. Le Bota déprogramme le rappeur qui choque «Je déteste les putes à la Paris Hilton». Les paroles les plus sages du titre «Sale p*te» du rappeur français OrelSan. Désavoué sur la toile et logiquement déprogrammé aux Nuits du Bota. C'est l'histoire d'un rappeur qui picole pour oublier que sa copine le trompe. Puis qui se lâche dans un mail assassin, macho à l'extrême, grossièrement misogyne et honteusement sexiste. D'une vulgarité et d'une violence sans borne. Ce clip du rappeur français OrelSan indigne le web. Les blogueurs et associations féministes bien sûr, mais pas seulement. Les internautes demandent sa déprogrammation de certains festivals, dont le Printemps de Bourges. Qui n'a bizarrement pas encore accédé à cette demande. En Belgique, le festival des Nuits Botanique où OrelSan devait se produire le 12 mai ne se montre pas si frileux. «Je ne peux cautionner un tel texte», argue le programmateur Paul-Henri Wauters. «Même si c'est un acte de jeunesse de l'artiste. Je me considère comme pris en otage. J'ai programmé OrelSan sur base de son disque, certes très dur, mais où ne figure pas le titre incriminé. Jamais l'entourage de l'artiste ne m'a parlé de cette chanson. Or, il est impossible pour moi d'accepter cette violence verbale à l'égard des femmes». D'après le Bota, le management de l'artiste pointe la faiblesse de l'équipe du festival face à la pression du net. Mais celle-ci, si elle vitupère parfois sans raison, n'a-t-elle pas visé juste en l'occurrence? «Il n'y a aucune prise de distance avec le texte», continue Paul-Henri Wauters, dont l'attention a été attirée sur le clip grâce à certaines associations. «S'il se plaçait clairement comme témoin d'une société cancérisée par la violence conjugale, je n'aurais aucun problème. Mais le second degré me semble fort éloigné ici. Par ailleurs, il pourrait sortir grandi en présentant ses excuses.» OrelSan et son management s'obstinent. Ils crient à la censure. Et confondent la forme et le fond. «Dans la France de Sarkozy, je comprends la réaction de mes collègues de Bourges, tempère Paul-Henri Wauters. La censure est un sujet sensible pour eux.» Etonnant dès lors de comparer le consensus autour du cordon sanitaire envers les inepties antisémites de Dieudonné, à l'extrême prudence face à la misogynie écœurante d'OrelSan. La France pense-t-elle que mieux vaut taper sur les femmes que sur les juifs? Par Julien Rensonnet. Le bouquin qui éclairePar Collectif Vamos :: 26/03/2009 à 21:53 :: Les arguments feministes
Le collectif féministe vamos vous propose le livre incontournable pour celles et ceux qui se demandent qui se cachent derrière les bites en or que nous avons décernées en octobre dernier à leurs plus fidèles représentants: "Le mouvement masculiniste au Québec. L'antiféminisme démasqué", s. dir. Blais (Mélissa) et Dupuis-Déri (Francis), Montréal, (Editions du remue-ménage), 2008. (http://www.editions-remuemenage.qc.ca/consulter.php?titre=243) "Elles aiment ça" ?Par Collectif Vamos :: 26/03/2009 à 11:06 :: Les arguments feministes
Réaction à la diffusion du documentaire "Les travailleu(r)seuse du sexe", de Jean-Michel Carré par Claudine Legardinier, journaliste
On peut compter sur nos hommes de gauche, nos intellectuels les plus « progressistes », en mal de cause à défendre, pour faire la promo de cette ringardise : la prostitution. Jean-Michel Carré, documentariste connu pour son regard sans concession sur « le système Poutine » ou son analyse de l’oppression des salariés (« J’ai mal au travail »), a enfourché un nouveau cheval de bataille : la LSI sur la sécurité intérieure, dite Loi Sarkozy, qui réprime le racolage et donc les personnes prostituées. On ne peut que l’approuver. La répression qui s’abat sur elles est injuste et ne fait qu’aggraver les violences auxquels elles sont quotidiennement exposées. Mais fallait-il pour autant se faire le porte-parole zélé des militant-e-s pro prostitution ? Pas un ne manquait à l’appel. Le discours ne nous a pas épargné un seul des grands crédos réactionnaires : la prostitution, c’est branché, c’est subversif, c’est le haut lieu de la liberté humaine. Les prostituées « aiment ça ». Elles sont l’espoir et l’horizon vital des hommes handicapés et esseulés. On reste sans voix devant pareille ignorance des faits et du dossier. Les clients sont majoritairement des hommes lambda, le plus souvent en couple. Et loin d’être les partenaires édulcorés montrés dans le film, ils sont les premiers agresseurs des personnes prostituées. Insultes, violences, humiliations, agressions, leurs prouesses sont désormais dénoncées dans toutes les enquêtes. Ici, pas un mot. Rien non plus sur les réalités quotidiennes de la prostitution : alcool, drogue ou valium pour tenir face à leurs exigences. Rien sur les dimensions sans précédent de la traite des femmes, les trafiquants travaillant avec acharnement à offrir audit client l’approvisionnement varié, exotique et de préférence très jeune auquel il pense avoir droit. Rien sur les profits faramineux et le pouvoir croissant des patrons de bordels. Rien sur la révolte des personnes prostituées qui tiennent un autre discours, tellement plus nombreuses mais qui n’osent pas se montrer devant une caméra, séquestrées qu’elles sont sous le poids d’un regard social impitoyable. Leur parole restera bâillonnée. Tant pis pour elles. Aveuglé par le petit vernis émancipé, libertaire, qui lui a été généreusement servi, l’auteur n’a pas vu qu’il ouvrait des avenues aux proxos qui, même dans leurs rêves les plus fous, n’auraient pas osé imaginer pareil coup de main. Dans une Europe déjà largement pourvue en bordels « new look », les marchands de femmes comptent sur la bénédiction des médias. L’affaire est en bonne voie. Leur meilleur sésame, c’est le « consentement » des personnes à être exploitées. Quant aux clients, à qui les sociétés ont toujours garanti ce droit séculaire à disposer du corps des femmes, ils se frisent les moustaches. Totalement légitimés dans leur bon droit (le film a pris soin de nous dire que tout ça, c’était la faute de… leur mère !), ils vont pouvoir continuer à s’acheter tranquillement une femme, ou un garçon, comme une pizza. Sans se poser de question. On nous l’a dit, le client est roi. Ce que l’on a omis de préciser, c’est qu’il est le moteur de la traite des femmes. A tel point que tous les textes internationaux sur la traite engagent désormais les Etats à tout faire pour « décourager la demande » ! Mais qu’importent les textes politiques, qu’importent les ravages de la traite et le tribut payé par les femmes pauvres chargées de « servir » le client. L’essentiel n’est-il pas de préserver ce sacro-saint « droit de l’homme » à aller au bordel ?
Non, quelques paroles de justification personnelles agrémentées de sourires commerciaux ne sauraient tenir lieu d’argumentaire. On aurait attendu d’un documentariste reconnu un vrai dossier politique. Pas ce parti pris simpliste, pathétique dans sa certitude de « pourfendre l’ordre moral » quand il ne fait que le conforter. Une nouvelle fois, a été confondue la revendication de dignité, bien compréhensible, des personnes prostituées et la promotion du système indigne qui leur a interdit l’avenir auquel elles avaient droit. Au nom d’une prétendue subversion, on entérine l’expression la plus cynique du capitalisme libéral, prêt à tout pour transformer les femmes, produit hautement rentable, en marchandises prêtes à consommer. On redore le blason de la pire idéologie machiste, celle qui assigne les femmes à la fonction éternelle de « putain » et dote les seuls hommes d’une sexualité, du moins d’une pulsion qui fonctionne à l’urgence et nécessite un exutoire. On condamne les plus vulnérables à cet avenir irrespirable, en réalité tissé de dégoût et de violences de tous ordres, et que toutes espèrent transitoire. Les plus précaires continueront de payer la note. Tant pis pour elles, puisqu’on vous dit qu’elles aiment ça ! Parions même que les rangs de la prostitution vont se trouver gonflés de nouvelles « volontaires » après la diffusion d’un tel outil de promotion. vaMos se réveille !Par Collectif Vamos :: 03/03/2009 à 15:29 :: Agenda
vaMos sort de son hibernation ! Mars, c'est la Journée Internationale des Femmes et le prix Marie ! Bonne nouvelle (qui l'est certainement moins pour les masculinistes): avec le retour du printemps qui s'annonce pour dans pas longtemps, le collectif féministe vamos sort tout doucement de son hibernation! Et la froideur climatique de ces derniers mois en -bre et en -ier est loin d'avoir altéré nos ardeurs féministes qui, au contraire, restent boostées à bloc. Nous vous invitons chaleureusement à nous rejoindre à ces prochains rendez-vous pour signifier collectivement aux pourfendeurs/euses de tous poils de l'émancipation des femmes que les féministes n'en ont pas fini avec eux/elles, qu'on a encore plein de revendications à porter et de luttes à mener, et qu'on n'a pas du tout envie de se faire discret/ètes. Au programme: - Dimanche 8 mars, dès 13h, place royale à Bruxelles : manifestation nationale de solidarité avec les femmes en République Démocratique du Congo En plus de marquer sa solidarité nécessaire avec les femmes du Congo, violentées, violées et humiliées depuis des années par diverses milices qui les utilisent comme véritables armes de guerre, vaMos compte bien continuer à dénoncer ostensiblement les violences machistes qui continuent à tuer et à mutiler des milliers de femmes partout dans le monde... et on n'allait pas non plus rater cette occasion de faire résonner dans les rues la journée internationale des femmes! Le collectif féministe vaMos aura le plaisir d'y recevoir le prix Marie des femmes d'action, qui nous est décerné "pour notre action au quotidien ayant pour but de dynamiser le mouvement féministe belge". Vous pouvez venir nous applaudir à partir de 21h :-)
A très bientôt donc ! Salutations féministes, vaMos vamos sur dailymotionPar Collectif Vamos :: 13/11/2008 à 16:39 :: Revue de presse
Une vidéo de l'action de vaMos du 18 octobre sur http://www.dailymotion.com/batgirllola/video/12353762
et sur le site de Léa: http://leanarchie.over-blog.net/categorie-10320894.html
29 novembre: action anti jouets sexistesPar Collectif Vamos :: 08/11/2008 à 20:09 :: Agenda
Les MIXINOURS
C'est tout doux en dehors et tout méchant dedans.
Notre action Anti-jouets-sexistes se déroulera le samedi 29 novembre.. Deux réunions de préparation sont prévues,le samedi 15 dès 14h,et le samedi 22. Pour ces réunions,apportez du matos (peinture,panneaux,de quoi faire des trucs en papier mâché...) et toute votre créativité! (Recyclable,ce serait orgasmique!)
On aurait besoin également que vous ressortiez vos plus beaux vêtements de ménagèr-e-s et de militaires,et tous vos jouets les plus sexistes que vous ayez pu garder par nostalgie ou pour tout autre raison!(Et on se retiendra de faire des remarques.). Si vous n'êtes pas nostalgiques pour deux euros,piquez la mitraillette de vos neveux-et-nièces. Explications lors de la prochaine réunion! On ne compte pas les brûler,ils vous reviendront normalement en bon état. ;)
Si ni les ménagèr-e-s, ni les militaires ne vous tentent,tout déguisement est le bienvenu! Plus on est repérables,mieux c'est! Rien ne vous empêche de monter une section commando de perruques blondes.
Ah oui,autre chose:on s'est choisi un NOM! Les MIXINOURS ! Ces charmant-e-s petit-e-s ourson-ne-s qu passent tout au mixer. (C'est pour ça qu'il faut venir aux réunions,maintenant,c'est trop tard pour se plaindre.)
Si ça vous intéresse,envoyez nous un mail,ça nous permettra de constituer une liste de MiXINOURS Et pour les intéressé-e-s,dejà,un devoir à la maison (tant qu'on y est,régressons joyeusement):trouver 3 questions pour un sondage adressé aux consommat-eur-rice-s de jouets.
Rendez-vous samedi pour de nouvelles aventures antipatriarchiques,anarchiques et castratrices Café politique à la Maison des Femmes – 17.10.08Par Collectif Vamos :: 07/11/2008 à 19:00 :: On se bouge
Vendredi 17 octobre, l’asbl Mouvements de femmes 29 rue Blanche accueillait le premier CafPol organisé en partenariat avec vaMos et ATTAC Bruxelles 1. Une soirée qui a attiré plus de 60 personnes et permis de débattre autour de la thématique : « Le masculinisme… pendant du féminisme ? ». LLB: Relais-hommes répond à notre carte blanchePar Collectif Vamos :: 06/11/2008 à 22:24 :: Revue de presse
Dans La Libre Belgique du 6 novembre 2008. Suite à l’article publié par le collectif VaMos, le président de Relais-Hommes justifie le choix de ses orateurs. Il insiste sur la liberté d’expression et le débat. Ne pas cadenasser la prise de parolePar Olivier NYSSENS, Président de Relais-Hommes asbl L’histoire des hommes et des femmes et de leurs relations est une épopée faite de beaucoup de bonheurs et beaucoup de souffrances. Il est à l’honneur des mouvements féministes d’avoir fait avancer la réflexion et l’action pour équilibrer les relations. L’amélioration des relationsnécessite des actions de tous: femmes et hommes comme individus et en tant que mouvements et collectivités. Les participants au congrès "Hommes: état des lieux" qui s’est tenu à Bruxelles les 17-18 octobre derniers sont des adultes à qui nous reconnaissons un droit d’expression et des capacités d’analyse critique. Il va de soi que les extraits citésdans l’opinion titrée "Paroles d’hommes" contre les femmes, signée par le collectif féministe VaMos et publiée le 17octobre font réference à des réalités québécoises et suisses, bien différentes de la nôtre et que les propos des intervenants se rapportent à des situations et des prises de position que ni vous ni moi n’avons analysées. Nous espérons que la majorité des Belges ont une bienveillance pour les étrangers et pour la différence. Plus fondamentalement, nous visons la liberté d’expression et le débat. Il nous paraît aberrant, à nous association Relais-Hommes et à notre homologue néerlandophone MannenAtlas.be, que dans ce monde en changement, les hommes, en grand nombre, continuent de faire comme si de rien était sauf laisser tomber quelques copeaux de pouvoir hérité de leurs aïeux sans participer à la réflexion, aux discussions et aux mouvements qui envisagent de nouveaux rapports sociaux, des évolutions de rôles et des opportunités pour concrétiser des idéaux partagés par les hommes et les femmes. Lorsqu’un plateau de la balance bouge, il faut pourtant anticiper les mouvements de l’autre plateau et les faciliter. C’est la vision du Relais-Hommes que dans cette période charnière il est utile et important que les hommes, les mâles, parlent de leur vie, de leurs constats, de leurs idéaux de leurs innovations et aussi de leurs difficultés.Il nous paraît utile de balayer devant notre porte, de nous prendre en charge parce que s’assumer et prendre soin de soi, c’est une responsabilité et pas de la coquetterie. Et s’assumer dans une période de bouleversement, ce n’est pas toujours aisé et cela demande de l’énergie. S’assumer c’est responsable parce que c’est déjà une charge de moins pour l’autre ou la collectivité. En créant une association centrée sur la condition masculine, nous avons fait le choix de ne pas sauter dans l’autre plateau de la balance mais de rester dans notre plateau, notre zone d’influence tout en étant attentif aux mouvements dont il est l’objet et en établissant un équilibre avec l’autre partie du levier. C’est notre méthodologie, aujourd’hui. Et onnous laissera utilement suivre notre propre cours car nosquestions et notre public ont leurs critères propres. Pour notre congrès, nous avons fait le choix de ces orateurs et de 35 autres (femmes et hommes) pour le meilleur de leurs travaux et expériences et nous les avons invités à partager dans un esprit constructif. Ceci nous a permis de traiter de plusieurs thèmes significatifs: de l’émergence de nouvelles identités masculines; de la santé et de l’équilibre travail-vie personnelle; de la jeunesse, de la scolarité et du sport; des violences dans le couple; en traitant ces sujets selon des angles variés avec ces intervenant(e) s d’horizons diversifiés. La formule des congrès "Paroles d’hommes" n’est pas cadenassée par un dogme masculiniste que nous, organisateurs de l’édition belge, devrions respecter. Yvon Dallaire et John Goetelen, les initiateurs des congrès "Paroles d’hommes", se définissent d’ailleurs comme hoministes et formulent des propositions symétriques à celle du féminisme visant entre autre la fin de la guerre des sexes. Nous ne pourrons nous entendre sur tous les points d’une analyse des rapports de genre avec les différents courants féministes, et certainement pas sans nous poser et nous connaître. Alors que nos autorités publiques mettent justement l’accent sur le caractère inadmissible des violences dans le couple, nous plaidons pour des attitudes de dialogue entre femmes et hommes et la mise en valeur de démarches exemplaires pour résoudre ou gérer les inévitables tensions, les différences ou les désaccords. Nous sommes confiants que la majorité des mouvements féministes de notre pays quel que soit le passé ou l’actualité d’injustice et de souffrance, vise à établir des rapports hommes-femmes équilibrés et ajustés et qu’elle souhaite avancer de manière constructive à renforcer les acquis et chances de progrès plutôt que d’entretenir une quelconque guérilla médiatique. Commentaires sur www.lalibre.be: * M. Nyssens, vous cachez bien mal le fait que vos invités ont un tout autre objectif; désigner les féministes et les femmes en général comme coupables et responsables des problèmes individuels de quelques hommes. Personne ne conteste votre droit à vous exprimer, mais, ayant assisté à votre congrès et entendu les élucubrations inouïes de la part de certains de vos invités, je vous dénie le droit de vous exprimer à coup de subsides publics, dont ceux destinés à lutter contre les inégalités (réelles et structurelles celles-là) subies par les femmes. Et je vous dénie également le droit de parler "au nom des hommes", je ne me sens absolument pas représenté par vous. Et si vous voulez vraiment éviter que l'on vous considère comme masculinistes, soyez cohérent et n'invitez plus des orateurs qui, au nom de je ne sais quelles frustrations personnelles, crachent leur haine des féministes qui ont tant apporté et apportent encore à la société, aux femmes comme aux hommes.
(AtaR - Forest, 06.11.08)
* Mais alors, tout va bien dans le meilleur des mondes? Les mascu-/hoministes belges seraient donc plus proches des féministes que des masculinistes "de l'étranger"? Tiens, tiens, comme ça tombe bien... Une grande différence entre mascu-/hoministes et féministes: les féministes sont solidaires des femmes et des hommes féministes du monde entier. Pas besoin de faire appel à "la bienveillance de la majorité des Belges vis-à-vis de l'étranger et de la diversité" pour écarter un discours gênant. Quelle attitude condescendante...
(Sof - Belgique, 06.11.08) * Que les hommes s'interrogent sur leur rôle, leur vécu... c'est non seulement souhaitable mais nécessaire, rien à redire là-dessus.Mais le parallèle avec le féminisme s'arrête là. Contrairement à ce qu'écrit M. Nyssens, les réalités québecoises et suisses ne sont pas différentes des nôtres, que ce soit en termes d'inégalités persistantes dans le monde du travail ou dans le domaine des violences faites aux femmes. Les insultes de MM. Dallaire, Goetelen et consorts restent des insultes en Belgique comme partout.Imaginerait-on les pouvoirs publics financer un colloque sur la "parole de Blancs" dont le président d'honneur appellerait à "se libérer du joug des Noirs" ? Non. Or c'est exactement ce qu'écrit Yvon Dallaire (entre autres énormités) en appelant les hommes à "se lébérer du joug des femmes".
(ireneka - Etterbeek, 06.11.08) vaMos ça continue!Par Collectif Vamos :: 03/11/2008 à 18:51 :: Qui nous sommes
La 3e édition du congrès Paroles d'hommes, c'est (heureusement) fini. Mais les masculinistes ne se sont pas (encore) évaporés.
C'est pourquoi nous décidons de maintenir le collectif féministe vaMos et de poursuivre nos actions autour de ces trois objectifs:
Le collectif féministe vaMos est ouvert à touTEs celles et ceux qui se retrouvent sur ces objectifs. vaMos participe aux réunions et actions de la coordination belge et de la coordination bruxelloise de la Marche Mondiale des Femmes. Canada - jeunes féministes toujours rebELLESPar Collectif Vamos :: 02/11/2008 à 22:32 :: Les arguments feministes
Du 10 au 13 octobre avait lieu le premier rassemblement pancanadien des jeunes féministes Toujours RebELLEs. C’est plus de 500 jeunes femmes de partout au Canada qui ont envahi les locaux de l’UQAM pendant ces 3 jours pour réaffirmer la pertinence du féminisme et pour agir collectivement sur des enjeux les concernant comme la féminisation de la pauvreté, la marchandisation du corps des femmes ainsi que le racisme, pour n’en nommer que quelques uns. Les jeunes féministes ont même été invitées à expérimenter le cheerleading radical! Comme quoi les jeunes féministes ont des idées à revendre! L’énergie dégagée par toutes ces jeunes féministes valait le détour! L’adoption d’un manifeste des jeunes féministes du Canada a été le point culminant du rassemblement, manifeste nous permettant de découvrir les espoirs des jeunes féministes, ce qu’elles rejettent du système actuel ainsi que ce qu’elles proposent afin de continuer toujours à lutter pour une réelle égalité hommes-femmes. Le manifeste des jeunes féministes est disponible au sue ce site et servira d’outil politique pour toutes les jeunes féministes une fois de retour dans leur communauté. Avis à ceux et celles qui affirment que le féminisme est mort, les jeunes féministes sont loin d’avoir dit leur dernier mot! Manifeste du Rassemblement pancanadien des jeunes féministes
Nous sommes les jeunes RebELLEs qui ont répondu à un appel féministe et nous sommes fières de nous dire féministes. Nous reconnaissons qu'il existe de multiples interprétations du féminisme et nous célébrons et intégrons cette diversité. Nous sommes engagées à favoriser l'expansion continue de la pluralité de nos voix. Nous sommes engagées dans un processus constant de réflexion autocritique visant à alimenter et transformer notre mouvement. Nous reconnaissons qu’au cours de l’histoire, le mouvement féministe occidental majoritaire a exclu les femmes « altérisées » qui sont représentées comme « autres » ou extérieures à la norme blanche par l’idéologie colonialiste. Nous sommes déterminées à apprendre de notre passé, à honorer les luttes menées par nos prédécesseures et à nourrir nos rêves pour l'avenir. Nous apprécions le soutien de nos alliés qui appuient nos luttes féministes pour l’équité et la justice. Dans ce monde soi-disant postféministe, nos rôles sociaux continuent d’être définis par une vision traditionnelle du genre. Les forces religieuses et politiques qui visent à maintenir les piliers du pouvoir dans notre société nous empêchent de faire valoir nos droits. Nous dénonçons l’actuelle montée de la droite conservatrice dans la société canadienne et les reculs que cela a entraîné pour l’avancement des droits des femmes. Nous sommes dépouillées de certains droits conquis de haute lutte par celles qui nous ont précédées. La géographie marginalise les femmes qui vivent dans des régions isolées, rurales et du Nord où elles n’ont pas accès à certains services de base. Manifester notre solidarité avec nos sœurs implique un effort pour comprendre tous les enjeux que nous devons affronter – y compris ceux liés à la « race », à la classe et au genre – et de nous tenir debout toutes ensemble contre les oppressions. -> Éradiquer toutes les formes de violence – incluant la violence sexuelle, institutionnelle, émotionnelle, économique, physique, culturelle, raciale, coloniale, âgiste ou dirigée contre des personnes vivant avec une incapacité 3 novembre: Question parlementaire sur le soutien de la Région bruxelloise au congrès Paroles d'HommesPar Collectif Vamos :: 31/10/2008 à 14:13 :: Agenda
La question orale de la députée bruxelloise Céline Delforge adressée à Brigitte Grouwels, secrétaire d'Etat à l'égalité des chances, sur le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale au congrès Paroles d'Hommes (voir ici: http://vamos.zeblog.com/356764-demande-d-interpellation-au-parlement-bruxellois/) se fera ce lundi 3 novembre à 14H30 dans la Commission des Finances, du Budget et des Affaires générales.
Vous pouvez écouter "en ligne" cette commission en allant ce lundi ici: http://www.parlbruparl.irisnet.be/component/option,com_frontpage/Itemid,1/lang,fr/ puis en cliquant sur "Calendrier" et en séléctionnant le logo "haut parleur" sur la Commission Finances Par ailleurs, les Commissions sont également publiques, celle-ci se déroulera dans la salle 206 du Parlement bruxellois (entrée par la rue du Lombard, 1000 Bruxelles) Témoignage sur un atelier du congrès «Paroles d'Hommes»Par Collectif Vamos :: 29/10/2008 à 13:38 :: Les perles masculinistes
«Ni misogyne, ni misandre»?
La petite feuille de vigne d'un sexisme primaire
Le samedi 18 octobre se déroulait la seconde journée du Congrès international «Paroles d'Hommes» à Bruxelles. Le programme annoncé de l'après-midi se divisait en 14 ateliers, dont 5 étaient réservés exclusivement aux hommes. J'avais décidé d'assister à un atelier consacré au thème «Joindre le geste à la parole. Comment l'association Relais-Hommes peut-elle mettre en route les recommandations formulées durant ce congrès?». Bizarrement, cet atelier a été annulé in extremis et sans explication alors que son animateur, Olivier Nyssens, président de l'asbl Relais-Hommes était pourtant bien présent. Il faut noter d'ailleurs que le congrès ne s'est pas clôturé par une mise en commun finale au cours d'une nouvelle séance plénière; après les ateliers du samedi après-midi, rien n'a été prévu sous forme de mise en commun, de conclusions de synthèse ou de «recommandations» justement. Une bizarrerie supplémentaire. Je me suis donc reporté sur un atelier à l'intitulé pour le moins intriguant: «Ni misogyne ni misandre, comment parler des hommes et des femmes hors des idéologies?» et animé par Patrick Guillot (1). Cet atelier, annoncé sur le programme comme étant «non-mixte» a finalement été ouvert aux femmes. Une dizaine de participant/es, dont deux femmes y ont donc finalement assisté. Sur ce nombre, la plupart semblaient bien se connaître et faire partie du même réseau ou de la mouvance «hoministe», seules trois personnes, dont moi-même, étions ainsi «extérieures». La misandrie prédominante dans les société occidentales Dès le début de son introduction, Patrick Guillot annonce la couleur; «La misandrie est le sexisme envers les hommes, la misogynie, le sexisme envers les femmes. Les deux sexismes sont symétriques. Quand une société est sexiste dans un sens, elle l'est toujours dans l'autre sens, mais différemment. Selon mon point de vue, à la différence d'autres époques, c'est la misandrie qui prédomine aujourd'hui dans les société occidentales et non la misogynie»! Heureusement que des hommes de science tels que lui nous ouvrent les yeux, je n'avais jamais remarqué cela de toute ma vie! Patrick Guillot s'est ensuite attaché à développer la pertinence de ce postulat révolutionnaire à travers une série de concepts de son cru censés démontrer cette prédominance de la misandrie dans nos sociétés aujourd'hui. La comparaison, ça fait croire à l’existence de dominants et de dominées Parmi ces concepts, celui de la «comparaison»: «On compare systématiquement dans les études et dans les médias les deux sexes entre eux, sur les salaires, la violence, les tâches domestiques, etc. Les conséquences de ces études sont négatives car on désigne toujours un «bon» et un «mauvais». Tout cela aboutit à une conception de la guerre des sexes, on aboutit à faire croire qu'il y aurait un sexe dominant, les hommes, et un sexe dominé, les femmes. Ce qui est à la fois misandre et misogyne: misandre parce que cela donne systématiquement le mauvais rôle aux hommes et misogyne parce que ce n'est pas très valorisant pour les femmes d'être systématiquement présentées comme étant les victimes dominées.» Guillot nous gratifie ensuite, en moins de dix minutes, d'une seconde découverte scientifique proprement révolutionnaire: les féministes sont misogynes!: «Ainsi, les féministes sont doublement sexistes, elles sont à la fois misandres envers les hommes et misogynes envers les femmes elles-mêmes puisqu'elles prétendent que les femmes sont de pauvres victimes dominées»! Les femmes se complaisent dans leur rôle de victime A ce moment, l'une des deux femmes présentes à l'atelier intervient. Il s'agit d'une certaine Francine Leduc, une Québécoise qui a collaboré au documentaire du masculiniste notoire Serge Ferrand, la «La Machine à broyer les hommes». Selon elle: «La victimisation, c'est payant!». Cette stratégie qui présente systématiquement les femmes en victimes dominées n'a selon elle d'autre objectif, pour les organisations féministes, que de recevoir un pactole de subsides, ce n'est donc au final qu'une vulgaire histoire de sous et d'intérêts bassement matériels... Afin d'illustrer le concept de la «comparaison» entre les sexes qui ne peut être que forcément misandre, l'animateur développe ensuite un cas concret: «Par exemple, on entend toujours dire que les femmes font toujours plus de travail domestique que les hommes. Ce n'est peut être pas faux, je ne remet pas en question les chiffres - mais peut-être ais-je tort! - qui disent qu'un tiers du travail domestique est fait par les hommes et les deux tiers par les femmes. Mais le résultat c'est qu'on arrive à l'idée que les hommes sont paresseux et profitent des femmes et qu'à l'inverse les pauvres femmes sont les victimes. Mais on ne souligne pas pourquoi c'est comme ça. Si elles sont les victimes, pourquoi est-ce qu'elles continuent à faire tout ce travail, pourquoi sont-elles consentantes?» Oui, pourquoi, en effet! «De plus, on bafoue la logique mathématique car, si un tiers du travail domestique est fait par les hommes, cela veut dire qu'il y a des hommes qui font autant, si pas plus, de travail de domestique que les femmes. Il est donc faux et dangereux de dire que tous les hommes font moins et que tous les femmes font plus». CQFD... Les « concepts magiques » Deuxième concept merveilleux développé par l'animateur, celui du «concept magique» justement. De quoi s'agit-il? Tout simplement de ces termes utilisés pour décrire une situation où les femmes sont dominées et qui ne recouvre aucunement cette prétendue réalité. Exemple: «La double journée de travail, c'est un concept qui n'est utilisé que pour parler des femmes, c'est ça un concept magique! Cela évoque quelque chose de très lourd la double journée de travail, c'est quelque chose d'horrible... Mais pourquoi l'attribuer uniquement aux femmes? Il y a aussi des hommes qui font une double journée de travail. On n’a pas le droit de sexuer ce concept de la double journée de travail». A nouveau, c'est apparemment une obsession chez elle, Francine Leduc intervient pour soutenir les propos de l'animateur avec ses histoires de gros sous: «Et c'est encore pire avec la pauvreté et la précarité! On n'en parle qu'au féminin! Résultat, l'argent ne va que d'un seul côté!». Autre «comparaison misandre» à ne surtout pas faire selon Guillot, celui des inégalités salariales entre les hommes et les femmes: «On dit que les femmes gagnent moins que les hommes, selon les chiffres cela va de 30 à 5% de différence. Mais on n'explique pas que cela est dû à toutes sortes de raisons! On n'explique pas qu'il s'agit d'une moyenne et donc qu'il y a des femmes qui gagnent plus que des hommes aussi! La logique mathématique est encore une fois bafouée. Et ce qui gagne l'esprit du public quand on sort ces chiffres, c'est que les hommes sont des sales exploiteurs et les femmes de pauvres exploitées...» A ce moment, une des trois personnes extérieures à la mouvance hoministe intervient en se présentant comme responsable des ressources humaines dans une entreprise. Tout en déclarant être d'accord avec la préoccupation de l'animateur de lutter contre la misandrie, il ne peut s'empêcher de constater, alors qu'il exerce sa profession depuis 15 ans, que les femmes dans son entreprise sont – dans des fonctions et à qualifications égales - effectivement moins bien payées que les hommes et qu'il s'agit d'une volonté discriminatoire délibérée de la part des hommes de sa direction. Il a déjà plusieurs fois entendu son patron lui dire «on ne va pas la payer autant, on va la payer moins» en parlant d'une nouvelle jeune employée, ce qu'il n'a jamais entendu lorsqu'il s'agit d'un jeune homme... La seconde personne extérieure, une femme se présentant comme travaillant à la RTBF, affirme qu'effectivement elle le constate aussi lorsqu'elle regarde sa fiche de salaire... Grande agitation de la part des hoministes! Chacun y va de son explication convaincante: «On oublie de dire que si un homme gagne plus, son argent bénéficie aussi à sa femme, dans son couple, donc même quand les hommes gagnent plus, une partie revient aux femmes!». Un second affirme: «Des études démontrent que les jeunes femmes qui se font engager aujourd'hui gagnent plus en moyenne que les jeunes hommes». Une généralité à partir de cas particuliers S'adressant à la femme travaillant à la RTBF, Guillot déclare, un peu embarrassé: « Peut-être que dans votre cas effectivement, vous êtes discriminée, je dis pas, je connais pas exactement votre cas particulier. Mais le problème c'est qu'on prend des cas particuliers comme c'est peut-être le vôtre (il a vraiment dur à admettre qu'elle ne ment pas! NDLR) pour en faire une généralité, et ça, cela ne va pas, c'est de la misandrie! S'il y avait quelqu'un de race noire on dirait que c'est du racisme alors qu'il peut y avoir des tas d'autres raisons qui expliquent cela. On sait que la capacité des femmes à négocier avec le patron n'est pas la même que celle des hommes, elles sont peut être trop naïves, le patron est peut être simplement magouilleur, etc.» A noter que Monsieur Guillot a utilisé le terme de «race noire». En voilà bien un véritable «concept magique» qui recouvre quelque chose qui n'existe pas. C'est du racisme que d'affirmer que des «races» noires, blanches ou jaunes existent... Le plafond de verre voulu Mais passons. Patrick Guillot en profite alors afin de glisser un nouveau «concept magique», celui du «plafond de verre» qui fait que plus on monte dans les hiérarchies, moins on trouve de femmes. La raison est pourtant simple et je m'en suis voulu de ne jamais l'avoir envisagée tant elle est limpide et cohérente: «Si les femmes sont peu présentes dans les sommets, c'est parce qu'elles refusent d'aller plus haut, c'est un plafond de verre voulu! Le concept du plafond de verre est donc un procédé misandre, sexiste!» Un autre hoministe appuie: «Je travaille aussi comme cadre dans une entreprise et à chaque fois qu'on a proposé un avancement aux femmes, elles ont systématiquement refusé!». J'ose une question: «Et pourquoi refusent-elles?». Réponse: «Heuuu... on ne sait pas» Un autre hoministe: «De toute façon, c'est la même chose dans la politique; il y a peu de femmes parce qu'elles ne veulent pas faire de la politique, tout simplement! » Tout simplement, en effet. Des mesures asexuées contre les discriminations Pour Guillot et ses compères, la solution aux discrimination, réelles ou supposées, est évidente: «Bien sûr qu'il faut des mesures contre les discriminations, mais il faut des mesures asexuées, égales pour les femmes et les hommes». Un autre hoministe insiste: « Il y a des tas de discriminations, il y a même des chiens discriminés, il ne faut pas de mesures en faveur d'une catégorie particulière!». Mais un peu plus tard, le même affirme: «Aujourd'hui, les femmes ont tout obtenu, mais pas les hommes!». Autrement dit, au nom de «l'égalité», ils sont contre les mesures anti discriminatoires lorsque cela concerne les femmes, mais affirment la nécessité de prendre des mesures en faveur des hommes. Comprenne qui pourra... Après avoir brièvement évoqué d'autres «concepts magiques» tels que «la journée contre la violence faite aux femmes», Guillot «conclut» l'atelier: «Inventer des discriminations comme on le fait aujourd'hui c'est de la misandrie. C'est misandre que de dire qu'on vit dans une société où les femmes sont discriminées.» Avant de lever la séance, Guillot a fait la promo du «Groupe d'études sur les sexismes» (GES) qu'il vient de mettre sur mis sur pied. Sur son site internet, on peut lire la présentation suivante de cette initiative: «Notre valeur de référence est l’égalité en dignité et en droit des personnes humaines, indépendamment de leur sexe. Nous savons que le sexisme, qui est la négation de cette égalité, existe depuis des siècles sous ses deux formes que sont la misogynie et la misandrie. Nous constatons qu’il subsiste et menace toujours les personnes, notamment malgré les progrès dans l’égalité des droits des hommes et des femmes. Simplement il a changé de visage: au lieu d’une prédominance misogyne, c’est la misandrie qui domine aujourd’hui la société occidentale. Nous voulons lutter contre cet état de fait. Et cela passe d’abord par une prise de conscience renouvelée et permanente. En effet, le cas du féminisme radical et idéologique a montré comment la lutte contre un sexisme se transforme aisément en son image renversée : le sexisme à rebours. En rendant tous les hommes collectivement responsables voire coupables du sexisme misogyne, ce féminisme là – à différencier du féminisme simplement égalitaire - se rend coupable de sexisme misandre : il stigmatise en effet les hommes comme sexe « mauvais ». Il s’agit d’une défaite intellectuelle et d’une faute morale, puisqu’on applique à l’autre un procédé que l’on dénonce soit même comme mauvais. Les conséquences pratiques en sont l’instauration d’une société sexiste misandre, et d’une idéologie ou culture de mépris et de haine à l’égard des hommes, des garçons et du masculin en général. Notre but est de dénoncer et expliciter cette idéologie, ses tenants et ses aboutissants ; de lutter contre les formes concrètes de haine des hommes et du masculin (quotas sexistes …)» *** Le titre de l'atelier tel qu'annoncé sur le programme du congrès «Paroles d'Hommes» s'est donc très vite révélé pour le moins trompeur; il semblait en effet désigner une position qui se situerait à équidistance ou en opposition équilibrée à deux formes de sexisme, celui envers les femmes (la misogynie) et celui envers les hommes (la misandrie). Or ce n'est pas du tout le cas. Sous prétexte fallacieux de lutter à la fois contre les préjugés misandres et misogynes, l'animateur n'a en fait tiré à boulet rouge que d'un seul côté en dénonçant la soi-disant prédominance du premier et en minimisant, ridiculisant, voire en niant le second. La thèse pour le moins farfelue et réellement «magique» celle-là défendue tout au long de l'atelier affirme que c'est le sexisme envers les hommes qui caractérise nos sociétés et constitue le principal axe de bataille pour atteindre «l'égalité». En conséquence, la lutte contre le sexisme envers les femmes est non seulement secondaire, mais elle constitue elle-même un danger; c'est le principal adversaire à abattre puisque c'est en son nom que s'exprime ce sexisme dominant envers les hommes! Bref, d'une prétendue lutte nécessairement équivalente contre la misandrie et la misogyne, le grand magicien Patrick Guillot en arrive à faire disparaître d'un coup de baguette toutes les preuves du sexisme envers les femmes et à défendre les postulats les plus bassement réactionnaires à leur encontre. Au nom d'une prétendue «égalité» dont ils se targuent jusqu'à la nausée, les discours et propositions masculinistes reviennent tout bonnement à renforcer et aggraver les inégalités à l'encontre des femmes. Car au fond, si les femmes étaient réellement dominées, pourquoi se laissent-elles faire se demande Guillot et ses comparses. C'est là le vieux discours d'auto-justication des dominants qu'on entend depuis des siècles: «si les ouvriers, les colonisés ou les esclaves étaient réellement exploités, pourquoi es-ce qu'ils se laissent exploiter?». Mais lorsqu'ils se révoltent, ou lorsque des femmes luttent contre cette oppression, du coup cela ne cadre plus avec la «réalité», c'est «contre-nature», c'est leur révolte qui devient lourde de menace d'une oppression et d'une exploitation imaginaire qu'on agite comme un repoussoir. On inverse les rôles pour mieux perpétuer sa domination. Au final, il est scandaleux de constater que les pouvoirs publics ont financé une activité où des propos ouvertement sexistes et outranciers contre le féminisme ont pu s'exprimer comme si de rien n'était. Ces soutiens officiels donnent une légitimité et une respectabilité à un discours extrêmement dangereux pour la cause des femmes. Si les masculinistes souhaitent exprimer leurs délires, qu'ils le fassent, c'est leur droit, mais alors sans subsides publics, c'est à dire sans notre argent! Des subsides qui seraient bien mieux utilisés à lutter contre le seul véritable sexisme réellement existant et dominant aujourd'hui, celui envers les femmes. On ne le dira jamais assez: il y a encore beaucoup de boulot à faire sur ce terrain et les femmes n'ont vraiment pas besoin, en plus de tout le reste, que des masculinistes en rajoutent une couche en participant activement à la remise en cause des quelques conquêtes qu'elles ont pu arracher par leurs seules luttes. A.R (1) Guillot-L'enchanteur n’est pas de n'importe qui dans la galaxie masculiniste. Il s'agit en effet du co-rédacteur et co-signataire initial, avec ses compères Yvon Dallaire et John Goetelen, du «Manifeste hoministe» (http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article5&var_recherche=manifeste ) dans lequel s'inscrivent les principales organisations qui sont derrière les Congrès internationaux « Paroles d'Hommes ». Il est également l'auteur de deux livres: «La Cause des hommes» et «Quand les hommes parlent», et l'un des principaux fondateurs des « groupes de parole d'hommes » en France (voir son site internet : http://www.la-cause-des-hommes.com/ . Guillot se défend de tout amalgame entre le mouvement « hoministe » et le masculinisme. Sur un blog, il explique que les deux n'auraient rien à voir: "Le congrès de Bruxelles est d’inspiration "hoministe" et non masculiniste (néologisme dans lequel personne d’ailleurs ne se reconnaît (...) L’hominisme se présente comme un mouvement masculin symétrique et complémentaire du féminisme, bien loin de la caricature qu’en font le VAMOS (sic), dont les membres semblent se chercher artificiellement des ennemis." (http://bulles.agora.eu.org/20081006_masculinisme.html) Le hic c'est que ses propos décrit ici s'inscrivent bel et bien dans la droite ligne du masculinisme. Le hic encore c'est que John Goetelen, co-fondateur avec Guillot de ce "Manifeste hoministe", a exposé dans un texte sa conception des relations entre masculinisme et hominisme. Et là c'est clair, à quelques minuscules «nuances» près: c'est la même chose!: «Ce terme masculiniste recouvre donc une réalité avec ses thèmes légitimes. Mais dans l'ensemble c'est plutôt revendicatif - ce qui est normal en soi. Le terme hoministe a été utilisé pour marquer une intention plus nette vers l'harmonisation des relations hommes-femmes comme étant la finalité. (...) Tout en tenant compte de ce que le masculinisme recouvre, l'hominisme propose d'avoir cette finalité globale d'une harmonisation, du moins dans l'intention des hommes. (...) Ces deux termes ne sont pas en contradictions, et certains se définissent comme masculinistes parce que ce terme à l'antériorité, et qu'il semble pour eux signifier davantage la notion de combat pour la justice que mènent ces hommes. Perso je ne me difinis jamais par un seul terme trop réducteur. Je suis un masculiniste-hoministe-philosophe-poète-philoggyne-militant-penseur-libéralsocial-etc etc... » (http://auxfrontieresdelextreme-centre.blog.tdg.ch/archive/2008/08/22/masculinismehominisme.html) A noter que la visite de Patrick Guillot en Belgique à l'invitation de Relais-Hommes n'est pas une première. Le 25 avril 2006, il avait été invité à Namur, dans le cadre d'un cycle de conférences organisé par cette asbl, pour parler sur le thème: «Les violences contre les hommes». Cette conférence était soutenue, entre autres, par Mme Christiane Vienne, Ministre Wallonne de l'Egalité des Chances, «Le Ligueur» et le journal «Le Soir»... 25 novembre - la nuit des sorcières à GandPar Collectif Vamos :: 28/10/2008 à 0:01 :: Agenda
Performances en rue, avec la musique de Famba! Rendez-vous à Seghersplein (Brugse Poort) mardi 25 novembre à 22h. La nuit des sorcières est une "reclaim the streets" et aussi un "take back the night" des femmes et des queers qui s'opposent à la violence sexiste. Cette année, la nuit des sorcières est organisée par le FAB (Feministische Actie Bende) femactiebende@gmail.com.
Pure FMPar Collectif Vamos :: 27/10/2008 à 23:30 :: Revue de presse
Un reportage sur le congrès paroles d'hommes et l'action de vaMos diffusé dans l'émission Bang Bang sur Pure FM ce 26 octobre. L'émission est "podcastable" sur ce lien: http://podcasting.rtbf.be/player/index.htm?soundref=http://podaudio.rtbf.be/rod/PU-BANG_Bang_Bang_19-10-08_6135257.mp3&chaine=Pure%20FM&info=Bang%20Bang%2019/10/08 Un truc: ça commence à la 6.047e minute Le Vif/L'expressPar Collectif Vamos :: 22/10/2008 à 10:40 :: Revue de presse
Article paru dans Vif/L'Express du 17/10/2008.
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